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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /2009 20:59
Quiconque fait de la photo de rue s'est déjà retrouvé(e) au moins une fois confronté(e) à une personne mécontente d'avoir été prise en photo et réclamant à cor et à cri que le négatif lui soit remis ou, depuis l'avénement de l'ère numérique, que la carte mémoire soit effacée (solution illusoire !) au motif qu'il s'agit d'une violation de son droit à l'image ou d'une atteinte à sa vie privée...

Et ce qui est valable pour les humains vaut également pour les bâtiments ou les lieux : certains photographes pratiquant leur art depuis la voie publique se font "harceler" par des services de sécurité tatillons qui prétendent que "c'est interdit, il faut déguerpir tout de suite"...

Mais que dit vraiment la loi ?

Qu'est-ce qui est autorisé ou interdit ?

Bien souvent, le commun des mortels n'en a aucune idée, et quand il en a une, elle est souvent approximative voire erronée.

Alors pour ne pas se retrouver dans une situation délicate, il est important pour le photographe amateur ou professionnel de savoir exactement jusqu'où il (ne) peut (pas) aller, quand il doit s'incliner et faire le dos rond, et quand il peut faire front car il est dans son droit.

Alors si ce sujet vous intéresse, je vous recommande très vivement l'excellent travail de synthèse que fait le photographe Benoît Courty dans un article intitulé Photo et droit à l'image qu'il a écrit à l'issue d'une conférence donnée par deux membres de l'Union des Photographes Créateurs (UPC) au salon de la photo en 2007. La source est plus que sérieuse donc on peut tout à fait prendre cet article comme une référence tout à fait fiable.

J'irai plus loin : faites connaître ce texte autour de vous afin que chacun(e) puisse agir dans le respect du droit et sans risquer des tracas juridiques pour un déclic de trop au mauvais moment ou au mauvais endroit.

En conclusion, un texte à imprimer et à ranger dans son sac photo, en guise d'aide-mémoire ou pour faire comprendre à un interlocuteur qu'il outrepasse ses droits.

Bonne lecture.
Par Mélina Barrals - Publié dans : Lectures
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