Bienvenue

You're talkin' to me ?

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /2009 15:00
Creative Commons License
Le texte et les photos d'illustrations de cet article sont diffusés sous un contrat Creative Commons.

Bonnet-flash 2009-12-24-12-50-42-000002 1 Mise à jour du 09/01/2010 : suite aux premiers commentaires postés, j'ai remanié le texte de cet article afin d'y intégrer les précisions et astuces proposés et en faciliter la lecture. Un grand merci à Cyril, Jacques Babin, JC Magnin, Marius24, jmk et David pour leurs contributions.




Il y a des circonstances où l'utilisation d'un flash n'est pas judicieuse comme, par exemple, lors de prises de vue dans certains lieux de cultes ou musées, lors de spectacles ou de cérémonies où l'utilisation du flash est tout simplement interdite.

On peut également citer tous les cas où l'ajout d'un éclair de flash, si subtil soit-il, écraserait la lumière ambiante, ou nuirait à la scène photographiée.

Avec les progrès fulgurants que font les boîtiers récents en termes de sensibilité ISO ont peut effectivement se permettre de faire l'impasse sur le flash et obtenir néanmoins des résultats exploitables en termes de piqué et de bruit numérique.

À un petit détail près : les objectifs qu'on monte sur nos boîtiers n'ont pas toujours été conçus pour travailler dans des ambiances très sombres et  parfois, selon l'éclairage qui tombe sur le sujet ou le contraste de celui-ci, l'autofocus est vraiment à la peine.

Cela se traduit soit par une perte de temps conséquente à attendre que l'objectif ait fini de pâtiner à la recherche du point de netteté (j'ai tendance à dire "pédaler dans la semoule/choucroute" !) et dans ce cas on court le risque d'avoir laissé passer l'instant magique qu'on voulait capturer, soit par un point de netteté qui n'est pas celui qu'on aurait voulu (front/back focus) et on obtient une image floue qui sera quasiment irrécupérable.

Alors, on peut bien entendu envisager de faire le point à la main mais notre œil n'est pas toujours meilleur que l'autofocus de l'objectif lorsqu'il travaille en ambiance très sombre et, avec les viseurs étriqués de certains boîtiers couplés à la bague de mise au point très imprécise de certains objectifs, il est parfois illusoire d'espérer faire le point à la main de manière rapide, précise et stable, en particulier quand le sujet est en déplacement plus ou moins rapide par rapport à vous (ex : des danseurs).

C'est dans des circonstances similaires que m'est venue l'idée suivante : utiliser le faisceau d'assistance AF de mon flash externe en neutralisant l'éclair qu'il envoie afin d'aider mon objectif à faire le point plus rapidement et plus sûrement mais en n'utilisant que la lumière ambiante pour exposer ma photo.

cierges

On peut alors se poser la question "comment faire ?" et la réponse va dépendre du couple boîtier/flash employé.

NB : si vous avez des informations contraires à ce qui suit, notamment pour le matériel autre que Canon, je suis preneuse.

Boîtiers Canon

Notons tout d'abord que les heureux possesseurs d'un transmetteur STE2 pourront l'employer pour assurer cette fonction d'assistance AF de manière native et sans aucun réglage. Pour les autres, cela va dépendre du modèle de boîtier employé mais aussi du flash.

Sur certains boîtiers Canon mais pas tous (c'est le cas pour le 30D et le 5Dmk1) il existe une fonction personnalisée C-Fn qui permet de désactiver l'éclair du flash tout en conservant le faisceau d'assistance qu'il envoie.

On pourrait facilement penser que cette fonction n'est utilisable qu'avec les flashes de la marque Canon mais il semble que cela fonctionne aussi avec des flashes compatibles : c'est d'ailleurs mon cas avec le couple EOS 5Dmk1 / Sigma 500 DG SUPER.
NB : lors de mes tests, il est apparu que le faisceau d'assistance AF n'est envoyé par le flash que si vous êtes dans l'un des modes autofocus One Shot ou AI Focus mais pas en AI Servo.

Il convient donc de vérifier si votre boîtier permet de configurer cette fonction personnalisée (cf. votre mode d'emploi) et, si c'est le cas, de tester cela avec votre flash.

Si jamais votre boîtier ne comporte pas la fonction personnalisée ou que votre flash n'en tient pas compte, vous pourrez vous reporter au paragraphe Bricolage un peu plus loin à condition que votre flash possède un mode manuel dans lequel vous pouvez régler la puissance au minimum (ex : 1/64 voire 1/128).

Boîtiers Nikon

Visiblement chez Nikon, la stratégie est toute autre puisque c'est le flash lui-même qui permet de faire ce réglage et non le boîtier.
Les flashes SB800 et SB600 (et probablement le SB900, je n'ai pas l'information) comportent une fonction Fire Off située dans Custom function qui désactive le départ de l'éclair et conserve l'assistance AF.

Par conséquent si vous possédez un boîtier Nikon mais que votre flash ne comporte pas cette fonction Fire Off (c'est le cas du SB28 si j'en crois le commentaire de marius24), il vous reste peut-être l'option décrite dans le paragraphe Bricolage un peu plus loin.

Autres marques de boîtiers et de flashes

Je ne peux évidemment pas lister toutes les possibilités offertes ou non par les différents modèles de boîtiers et de flashes de toutes les marques donc il vous appartient de vous reporter au manuel de votre boîtier et de votre flash pour voir s'il existe une fonction similaire à ce que font Canon et Nikon.

Par exemple, David a signalé dans son commentaire que ses flashes Sony hvl-56am et Minolta 3600hsd offrent l'assistance AF même quand le flash est sur Off.

Au pire, il reste toujours le bricolage ci-dessous...

Bricolage

Nota : ce petit bricolage est la première solution à laquelle j'ai pensé lorsque j'ai cherché à désactiver l'éclair et conserver l'assistance AF de mon Sigma 500 DG SUPER... depuis j'ai (re)découvert grâce au commentaire de JC Magnin (encore merci à lui) que mon boîtier Canon 5D offre la fonction personnalisée ad'hoc. Il sera néanmoins utile à celles et ceux dont le boîtier et/ou le flash ne permet pas de désactiver l'éclair du flash de manière élégante via une option.

N'étant pas électronicienne pour deux sous, plutôt que de jouer à Dr House et ouvrir les tripes de la bête pour y souder des bidules et des machins au risque de tout massacrer, j'ai simplement choisi la solution de la flemmarde moyenne : bricoler un zoli petit bonnet noir occultant totalement la tête du flash afin d'empêcher la lumière d'en sortir.

Attention : Il faut préciser que mon petit bricolage ne fonctionne sans danger que parce que j'ai basculé mon flash en mode manuel et réglé la puissance au minimum (1/128ème) afin de limiter l'échauffement produit par le départ de l'éclair au niveau de la tête. Pas question de laisser le flash en TTL ou même en manuel à pleine puissance car on risque de faire fondre le diffuseur de la tête de flash voire d'enflammer la matière du bonnet qu'on a enfilé dessus. Je ne veux pas être tenue pour responsable des conséquences si vous provoquez une catastrophe. De même, j'utilise ce bidouillage à allure modérée (pas de rafale) afin de laisser le temps à la chaleur de se dissiper un peu.

Ce bonnet est réalisé en mousse créative noire telle qu'on la trouve dans les magasins de loisirs créatifs (sous la marque "Crepla"), les jointures étant occultées avec du gaffer.

J'ai volontairement réalisé le bonnet de manière à laisser un vide de 2 à 3 cm à l'intérieur devant le diffuseur du tube-éclair du flash afin d'éviter un échauffement/embrasement de la mousse lors du départ des éclairs.

bonnet flash
Le bonnet est suffisamment long pour recouvrir également l'articulation de la tête car il y avait un tout petit peu de lumière qui filtrait au niveau des jointures dans la toute permière version de cet accessoire étrange, c'est pour cela que je suis obligée de basculer la tête du flash à la verticale.

Quelques "inconvénients" de ce bricolage
:

Côté réglages d'exposition, l'utilisation du flash vous limitera évidemment à des vitesses inférieures à la synchro flash maximum de votre boîtier (pas question d'utiliser le mode synchro aute vitesse HSS/FP ici puisqu'on est en manuel et pas en TTL) mais dans des ambiances sombres cela ne devrait normalement pas poser de problème puisque la faible lumière ambiante va imposer des temps de pose plutôt longs.

Bien entendu, la grille rouge projetée par l'assitance AF du flash anéantira votre discrétion vis à vis du sujet photographié et ce bricolage n'est donc pas recommandé lors de spectacles sinon vous risquez de vous retrouver à la porte assez rapidement.

Enfin le look particulier de l'ustensile vous exposera immanquablement à des questions intriguées de votre entourage pour savoir si vous avez encore toute votre santé mentale. Je vous donne la réponse que je fais généralement : "C'est un accessoire  acheté aux states  qui s'appelle le black foam invisible light converter fabriqué dans une matière spéciale permettant de convertir la longueur d'onde de la lumière émise par le flash dans le spectre invisible pour l'œil humain. L'éclair du flash devient invisible et ne gêne plus personne comme ça!". Soit la personne qui vous a posé la question se satisfait de cette explication et vous croit sur parole (tout en allant se chercher un cachet pour la tête...), soit elle éclate de rire et vous pouvez lui donner la vraie explication!

Par Mélina Barrals - Publié dans : Les trucs du sac à main
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés